Splendeur

 

 

Si je pouvais

Je la tuerais

Elle est si belle

C’est une beauté

Elle rie d’un rien

Elle ne comprend rien

Si elle savait

Ce que je lui ferai

Ses silences, son aisance, ses seins

Si elle savait

Son parfum son air mutin

Cette goutte de vin qui perle sur sa lèvre

Elle ne se doute de rien

Naïve

Elle ne connait pas mon dessein

L’ingénue

Tout de même je l’embrasserai bien

Avant

Avant de la cogner

Et puis cette envie disparut

Soudain je n’eu qu’une envie

L’enculer

 

©Bouchra Abdelkahhar

 

Panam

La ville lumière et ses belles rues nettoyées qui s’étendent fières

Et puis il y en a d’autres moins flamboyantes qui abritent

En leur sein des expériences improbables

La nuit je vais voir Panam

Ses tentacules crépusculaires m’y attirent

Elle répond à toutes mes espérances

Les faubourgs se dressent fiers

Le Canal st Martin continue sa course

Les jupes sont courtes, la cuisse est aguicheuse dans le quartier des Halles

Les torses sont bombés vers Pigalle

Panam la guerrière offre ses trésors ne faisant aucun état d’âme

Au petit matin deux hommes sans tête se retrouvent

N’ont pas le temps d’échanger des propos

Ils font du commerce

Tout se monnaye à Panam

« Je peux tout te vendre dit l’un

Fiévreux l’autre lui répond : je veux de l’amour, c’est combien ? »

La journée, les rayons du soleÏl reflètent dans ma bière que je sirote

Panam ma bien-aimée,  j’ai fait la guerre pour toi, je me suis perdu parfois

Je t’ai été fidèle acceptant toutes tes contradictions même les plus obscures

Je me suis battu contre une armée de damnés

Je les ai vaincus

Tu es tellement belle

Je ferais n’importe quoi pour toi

Ad vitam aeternam

©Bouchra Abdelkahhar