Dans la foulée

 

 

Dans la foulée

Accroche-toi aux étoiles

Dans la foulée

Brise le mur du son

Dans la foulée

Et si tu peux

Ramène-moi une comète

Dans la foulée

Dépasse-toi

Reprends ton souffle

Et

Embrasse-moi

 

©Bouchra Abdelkahhar

 

Les parfums

Bois de santal, Ambre, je tremble

Musc, nuque

O dessein perfide

Grisée et raffinée

Gravitent des montagnes

Des dunes superficielles

Aux confins des mirages sans fenêtres

Bâtons à lèvres, guerrière, meurtrière erre

Danse Salomé Déesse

Parfumée de fenouil ambré

Et autres mélanges épicés

Boisés et envoutés, ensorcelés

Le sel jeté comme des perles

Ô ! Odeurs pénétrantes

Dans les artères de la Terre, austère, amère

Hume les senteurs du cœur

 

©Bouchra Abdelkahhar

La surface de réparation

Le tracé instable de la  Grande Ourse aux antipodes

En passant par la mer Egée

Il s’est perdu dans ma parure

Eperdu dans ma parure

J’ai repris le tracé

J’ai vaincu des obstacles

Je n’avais pas les bonnes clés

Et de surcroit

J’ai perdu le code du coffre-fort

Vents forts, grosses marées, la forêt

Un à un j’enfile mes secrets dans un collier

Ils brillent mais vous n’en verrez rien

Sur un plan j’ai dessiné une ligne dans un axe fluide

Il est perpendiculaire

Ainsi j’évite les absolus contraires

D’une symétrie parfaite

Il rejoint l’Univers

 

©Bouchra Abdelkahhar

Trognon de pomme

Le jour de mes 33 ans

J’ai décidé de m’envoler

Pour atteindre la Terre

J’ai 33 ans comme le Christ

D’ailleurs

Il m’énerve coiffé comme un surfeur

Qui ! Le Christ oui !

Je lui aurai bien parlé mais je suis trop occupée

Je l’aurai bien questionné

Mais il est trop tard

J’ai dessiné un schéma

Munie de mon  compas

J’ai mis au point un stratagème

Tu verras

J’ai pensé à tout

Je joue mon va-tout

Dans les moindres détails

J’avance dans le champ de bataille

Hercule m’avait prévenue

Cela  ne sera pas aisé

Pour m’impressionner

Me dompter

M’accabler

Il n’en sera rien

J’ai pensé à tout

J’ai pensé à toi

J’ai pensé à moi

Cela te laisse pantois

Je suis reine

Et bien quoi !

Je n’ai plus de rimes

Il faut bien une fin !

 

©Bouchra Abdelkahhar