Frontin’

 

Pas chassés

Pas rythmés

Pas de deux

En cadence

Tu remplis cet espace

Invisible aura

Impossible à déchiffrer

Invisible à l’œil nu

Toutes ces particules qui ondulent

Sans fin tournoient encore et encore

Favorisant la distance

Pas de deux

Pas à pas

Sur le côté

Pas de bourré

Dans un espace idéal

J’écris de nouveau un langage

Dans un tissu inconnu dont

Le fil s’agrandit

Frémit  s’emmêle pour enfin

Libérer ce corps en huit temps

©Bouchra Abdelkahhar

Ecrit le 09/04/15

Fleur d’orgueil

Je te suis ma belle

Enivrée par tes mystères

A pas réguliers

Prudemment

Je pose mon pas sur le tien

Ma fleur d’orgueil

Qui s’étiole et renait

Pleine et entière

Comme un métal ardent

Ambivalent et brillant

Dans ces eaux contrastées

Où reflètent ses oripeaux

Peu à peu se libère

Et bientôt s’abandonne

Fleur mortelle

Sauvage et de sel

Pieds nus sur cette terre ardente

Sans un bruit me suit

J’entends son parfum subtil dans mon sillage

Je sens son rire qui fuse

Et son verbiage

On s’est tout dit

Ou presque…..sur ce …

Sur ce je te laisse petite peste

©Bouchra Abdelkahhar écrit : 31/03/15

La fleur de l’eau

 

Des vagues s’acharnent

Sur les rochers

Pour simplement les réveiller

De cette douce torpeur si addictive

J’arrive à distinguer derrière

Des volutes d’ondées

Cette houle qui s’écrase

Et qui au passage déverse sur moi

Cette pluie d’ondées qui ne cesse d’irriguer

Mes chemins ô combien gardés

Jusqu’ici bien cachés

Sur ce terrain en friche

Des vagues contradictoires

S’étirent et s’épuisent

Disparaissent puis renaissent

Je distingue très nettement la fleur  de l’eau

Ce rivage d’où des particules se forment

©Bouchra Abdelkahhar

L’attente

 

Poison délicieux

Délivre tout ses secrets

Jusqu’au bout de mes mains

Me harcèle même la nuit

Exquis supplice

Eclos et délivre

Ses saveurs amères et juteuses

L’attente odorante comme une promesse

Ereintée par le temps

Ce temps facétieux

Qui m’emporte et me bride

Avec en son lit

Ce tendre supplice

………..

J’aime ton air débonnaire

©Bouchra Abdelkahhar

Ecrit le 12/04/15

Brûlures

 

Pendant mon odyssée

Par -60° degrés

J’ai survécu à l’ombre

Au creux de trous de verre

Où la brise un peu bêcheuse

Délivrait son odeur délicieuse

J’arriverai sur Mars

Je connais tout les raccourcis

Pour arriver avant Minuit

Il y a d’autres planètes certes

Mais la mienne quand elle s’enflamme

Secoue mon âme

Pour me maintenir en éveil

Lorsque j’atteindrai Mars

Dans cette fournaise je brûlerai vive

Cette vieille rengaine

Tu sais

Ce refrain à la mode qui refréne

©Bouchra Abdelkahhar 31/03/15