La poésie est un sport de combat ordinaire

 

 

Je suis cet ouragan qui déferle

Perlée de sueur et manquant d’iode

Je ralentis parfois avec en mémoire

Mes sentiments passés

Très vite supplantés par d’autres

Beaucoup plus contrastés qu’à l’ordinaire

J’attache beaucoup d’importance au son

J’attache beaucoup d’importance au rythme

J’attache beaucoup d’importance au style

Et parfois même à des choses futiles

J’écoute mon souffle

Il me dit de courir plus vite

Je fuis la monotonie

 

Ecrit le : 08/12/15

©Bouchra Abdelkahhar

 

Les mûres sauvages

 

 

J’ai gardé en mémoire ce goût acidulé

Des étés où l’audace pointe

Le bout de son épi de blé

De mémoire je sens le vent me chatouiller

Et ainsi entrainer les herbes hautes vers la pointe de mes pieds

Jusqu’à mes cheveux en bataille

L’air est doux et la sève coule à flots dans les pommiers en fleur

J’ignore le tumulte de la ville

J’ignore si je vais rester là longtemps

Puisqu’allongée dans ce champ doré

Les bras en croix mes pensées divaguent

Emportée dans une torpeur douce

De mémoire je me souviens de ces étés acidulés

Où l’air était vaste et les sensations primaires.

 

 

©Bouchra Abdelkahhar

Ecrit le 23/11/2015