Le gouffre

 

 

Sur la pointe des pieds

Je marche sur des sables mouvants

Aspirée par des sentiments contraires

Dans une rizière au parfum délicat

Mes pieds se dérobent

Mes pieds me portent

Dans des sens inorganisés

Où la déraison même s’étonne

Une plage s’anime puis s’irrite

Du bruit incessant des chimères

Dont les ombres s’étirent puis s’évaporent

Et renaissent dans un rythme mesuré

Je suis éveillée dotée d’une conscience pleine et ferme

Suivie de près par un danger imminent

 

Ecrit le 21/12/15

©Bouchra Abdelkahhar